Armé de la plume

 

Entre les quatre murs d’une pièce, j’écris

Sur des lignes courbes, je laisse mes cris

Sur des feuilles mouillées, coulent mes larmes

Ainsi, je saisis la plume pour en faire ma seule arme

 

La seule qui puisse essayer d’affronter l’injustice

Armé du stylo, je parle des vies offertes en sacrifice

Par les gouvernants impitoyablement véreux

Se réjouissant des peines des malheureux

 

Corrompus et corrupteurs, ils le seront à vie

Car, avec le mal ils ont fait ami-ami

Égoïstes, ils n’érigent que des lois qui les arrangent

Et veulent nous faire étouffer dans notre rage

 

Leurs forums, leurs sommets, ça les engage

Ils ne nous rendront service que s’ils dégagent

Pathétiques menteurs, croyant en leurs mensonges

Les déguerpir est la seule chose à laquelle on songe.

 

Ma plume, seule arme contre la violence

Quand les armes refusent de faire silence

Dans les mains de quelques abrutis

Qui s’en prennent à tout ce qui vit

 

 

Là, le père qui vient d’être assassiné

A prié pour que son fils aîné

Échappe à ceux qui veulent l’éliminer

Et que son cadet trouve quelqu’un pour le parrainer

 

Canon tourné contre le violeur

Celui qui a volé l’intimité de mes sœurs

Pseudo-homme né avant la honte

Rien qu’à t’écrire ma colère monte

 

Sur la liste des vivants, ton nom apparaît en dernier

C’est à peine si l’humanité a refusé de te renier

Tu resteras le visage de son côté obscur

Elle cherche encore pour toi des mots plus durs

 

Ma plume n’épargne pas ces maris pleins de violence

Ces hommes au bord de la pure démence

Qui ne savent pas que leur femme est une pierre précieuse

Elle dit aussi à mes mères de ne plus être silencieuses

 

Parlez, criez, plus fort, dénoncez leurs lâchetés

Pour que la honte soit désormais de leur côté

Aux indignes, plus de vénération par le silence

La parole sera l’emblème de votre vaillance

Le texte lu par l'auteur




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